© Martin Dellicour

Deux janvier

Deux janvier

La neige, fine, force le contraste. Mais quel hiver ?
Il y a ce silence plein d’incertitude, ce gris des saisons qui doutent.
Un chemin humide entre deux janviers…

— © Martin Dellicour
Janvier 2021, Ardenne



©Martin Dellicour

"En suivant mon père"-Film

Retours aux articles

Nouveau film

En suivant mon père

Chaque année, en novembre, je pars quelques jours en Italie avec mon père dans une vallée sauvage du Parc National du Grand Paradis. La montagne, aux portes de l’hiver, est le théâtre du rut du chamois et des prémices de celui des bouquetins.
Surtout, le changement des saisons donne à la montagne une tonalité toute particulière.
Sous les premières neiges, les dernières aiguilles dorées des mélèzes.

Comme de nombreuses fois déjà, je suis les pas de mon père qui me guident sur les sentiers du paradis…

Un court-métrage au coeur du Parc National du Grand Paradis.

En novembre, les touristes et randonneurs ont déserté la montagne. Les rencontres humaines se font rares, parfois un photographe ou un garde du parc.
Rendu à son rythme sauvage, le Grand Paradis redevient celui des bouquetins et chamois dont le rut bat son plein, des aigles, des gypaètes ou des renards.

Cette année le rut est plus calme. Est-ce la météo, la température, l’enneigement ? Difficile de savoir ce qui influence réellement la manière dont l’intensité du rut se dessine. Mais les journées passées là-haut n’en sont pas moins savoureuses.
Dans ce parc national, où la chasse est bannie depuis près de 2 siècles, l’observation de la vie sauvage est palpitante.
Les animaux restent farouches mais ne fuient pas l’homme comme c’est souvent le cas ailleurs. L’important est alors de trouver la bonne place, la distance suffisante pour ne pas perturber le spectacle qui s’offre à nous… se poser et se faire oublier. Tenter quelques heures durant de faire partie du décor. La discrétion et le calme sont toujours les meilleurs alliés du “capteur d’images”.

Un tournage en montagne est évidement assez compliqué.
Chaque jour une ascension de 800 à 1000m de dénivelé positif, ça fait réfléchir à l’utilité de chaque accessoire que l’on emporte dans son sac.
Il faut anticiper un changement radical de météo qui peut survenir à tout moment, des vêtements pour lutter contre le froid, la neige et surtout : le vent. Prévoir un retour nocturne à la lampe frontale. Penser aussi à une paire de raquettes, car l’enneigement au-delà des forêts est souvent surprenant.

Dans mon cas, j’ajoute une paire du jumelle, la caméra (Sony fs5), micro, le trépied et rotule vidéo, quelques optiques (nikon 24-70, nikon 70-200 et nikon 200-500mm), le sac avec l’équipement, pic-nic et gourde… on dépasse déjà largement les 20 kg.

Une fois là-haut, il faut prendre le temps. Se poser, observer, scruter le paysage et les lignes de crêtes. Tenter d’anticiper les mouvements des animaux. Surtout : tendre l’oreille à la musique de la montagne et respirer profondément la pureté de l’instant…


©Martin Dellicour

Un crépuscule de février

Retours aux articles

Carnet de terrain

Février

Au coeur de l’hiver, depuis quelques jours, de belles soirées aux lumières douce et chaude. Les nuits sont froides, les journées presque printanières…
Si la neige manque au paysage, le graphisme des arbres et de quelques oiseaux en “ombres chinoises” offre de belles images.

En haute Ardenne, ces soirées sont idéales pour tenter d’entendre la discrète chouette de Tengmalm dont la période de parade ne saurait tarder. Il m’a semblé l’entendre il y a deux jours, ce chant doux et répétitif si caractéristique.

Photos : D850 / sigma 150-600mm et Nikon 600mm f4
Corneille noir et Grimpereau des jardin

© Martin Dellicour

Nouveau court-métrage : "Fil de temps"

Découvrez le nouvel épisode du webdoc “Ardenne Sauvage”.

Immersion dans le travail sensible et poétique de Catherine de Launoit, artiste aussi discrète que talentueuse, installée dans un petit hameau de la vallée de l’Aisne. Regard sur le paysage et le temps qui passe…

Et si le sens de la vie résidait dans la perception des petits instants de lumières qui ponctuent nos jours ?


trait ardennais

Novembre gris

Novembre est un mois particulier en Ardenne, un tournant.
L’automne de couleurs s’est éclipsé, sans crier gare… deux jours de vent et de pluie ont suffit à tourner la page d’une saison.

Pourtant, de mon avis, l’Ardenne n’en est pas moins belle.
Son mystère est amplifié par les brumes persistantes… on est dans un entre deux qui profite probablement de l’impatience de l’hiver.
Je prends plaisir à observer la palette infinie de gris ou le dessin nouveau des arbres devenus squelettes pour quelques mois.
Ces nouveaux dessins sont une source d’inspiration inépuisable.

Novembre, c’est la force brute d’un cheval ardennais, la douceur de son pas dans le gris de brume.