Ce printemps, Nikon m’avais confié un Nikon Z6 et deux optiques. L’occasion pour moi de tester ce nouveau type de boitiers hybrides dans des conditions de terrain réelle. Je ne suis pas un grand technicien, la technologie ne m’intéresse que dans la mesure ou elle me permet de réaliser des images de manière efficace et je suis donc toujours curieux d’expérimenter de nouveaux outils.
C’est l’occasionne vous proposer un article un peu différent, qui évoque un peu plus les conditions de terrain.

Je vous invite à découvrir mon interview complet pour Nikon en français : http://bit.ly/2RQq0OO ou en néerlandais : http://bit.ly/2KGEVdG

Je ne vais pas développer ici une analyse pointue comme vous en trouverez des dizaines sur le web, mais plutôt vous proposer une synthèse de ce qui m’a séduit, ou pas, dans mon utilisation du Z sur le terrain. Simple, sincère, sans prétention.

Quelle sont les contraintes habituelles auxquelles je fais face sur le terrain :
– l’encombrement : boitier + caméra, objectifs, jumelle, camouflage, sac,… je suis toujours trop lourd une fois équipé ;
– la discrétion : le bruit et l’odeur, vous le savez comme moi, sont les deux plus grandes difficultés à contourner pour réaliser des images de la faune sauvage ;
– la réactivité : malgré des affût bien préparés, on doit souvent être très vif pour saisir l’image espérée où l’animal, son cadre, son attitude et la lumière dégagent ensemble quelle-chose de fort. C’est parfois un moment d’une furtivité incroyable;
– la polyvalence : je passe continuellement de la photo à la vidéo. Suivant les situations et les conditions, j’aime pouvoir glisser en quelques instants de l’une à l’autre ;
– la lumière : Pour la photographie nature en générale et en Ardenne en particulier, les moments les plus favorables pour de belles images sont souvent lorsque la lumière est difficile, tôt le matin ou tard, après le couché du soleil. Cette faible lumière est souvent particulièrement intéressante pour les ambiances mais complexe pour la prise de vue.

Voilà, pour moi, les 5 points clés.
L’essentiel restant bien entendu notre capacité à observer et étudier l’espèce et le milieu que l’on souhaite photographier. Prendre le temps de connaitre chaque détail pour savoir quand l’image sera intéressante et porteuse d’une véritable histoire….

C’est donc dans cet esprit que je test un boitier et sur ces critères que j’espère toujours des améliorations.
Le Z6 a été une excellente surprise. Dès la prise en main j’ai retrouvé mes “automatismes” et les menus de mon Nikon D850.
Avantage immédiat : c’est petit, compact, léger. Pas mal de boutons configurables bien placés et une bonne prise en main.
Après quelques semaines d’utilisation, voici pour moi les atouts de ce boitier :

en photo :

  • le silencieux ! La possibilité de déclencher de manière totalement silencieuse est vraiment un énorme atout en photographie animalière.
    Aucun dérangement, j’ai pu totalement me faire oublié.
  • La dynamique des images obtenue est excellente. Pas grand chose à envier à mon D850 (ma référence 😉 )
  • compatibilité parfaite avec mes objectifs plus anciens
  • la gestion des basses lumières est à la hauteur de mes attentes. A 6400 iso, ça reste très propre.

en vidéo :

  • mode N-log
  • Un mode N-Log vraiment qualitatif sur mon Atomos
  • En photo : un mode totalement silencieux vraiment très pratique en animalier
  • Ergonomie et prise en main très bien pensées. Les bons boutons aux bons endroits (+personnalisation)
  • Un tracking AF vidéo efficace. Utilisable sur le terrain
  • Menu Nikon intuitif comme toujours
  • Slowmotion video très pratique
  • Stabilisation interne performante en vidéo.
  • Gestion des basses lumières impressionnantes. J’adore !
  • Compact et léger
  • Adapteur des objectifs plus anciens super efficace
  • Touchscreen efficace
  • Qualité et dynamique des images obtenues. C’est vraiment très bon.

Tout n’est pas parfait, voici mes critiques :
– j’ai trouvé l’autonomie trop faible, surtout en vidéo. Je sais que je dois avoir 3 batteries avec moi pour une longue séance d’affût ;
– filmer en N-log est un vrai plus pour la post-prod. Mais on ne peut le faire qu’en passant par un enregistreur externe ce qui est (vraiment) dommage ;
– le viseur optique d’un boitier réflexe comme le D850 reste pour moi nettement plus confortable
– encrassement assez rapide du capteur (avec des changements réguliers d’objectifs sur le terrain)

En résumé, un boitier très performant et parfaitement adapté à mon utilisation tant en vidéo qu’en photo…
 

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me laisser un message. Je ne suis pas toujours très réactif mais j’y répondrai avec plaisir !